Mes Mémoires

A la rentrée scolaire de 1994 je fus déchargé de tout enseignement et me trouvai disponible - C’est pendant ces années de retraite à St-Pourçain que je m’engageai dans la Coopération Missionnaire du diocèse de Moulins - Représentant des Frères Maristes à la coordination « Maristes-Laïcs ».

Une participation libre aux célébrations - Un travail en petits groupes en collège - Les réunions de préparation des animateurs - La venue de « témoins » - Les « ateliers » en classe de 4e.

Le plaisir de faire la classe - N.D. des Victoires se dote d’un C.D.I. - L’arrivée de l’informatique dans notre établissement. Le plan "informatique pour tous - notre nanoréseau - L’informatique renouvelle ma façon de travailler - Un recyclage pour améliorer mon enseignement de l’anglais.

Mon état d’esprit en arrivant à Saint-Pourçain - Je pris très au sérieux mon engagement à la rédaction de « Présence Mariste » et fis de gros efforts pour promouvoir cette revue dans l’école.

Ma convalescence à Varennes-sur-Alier et mon installation à N.D. des Victoires à St-Pourçain-sur-Sioule. Ma découverte de l’accompagnement spirituel, une pratique qui a grandement contribué à ma guérison.

Pendant les vacances d’été de 1978 je quittai Crozon, sans « cérémonie », pour m’installer au Mayet-de-Montagne, au collège St-Joseph dans le département de l’Allier - Je me crus trop facilement guéri, diminuant peu à peu les doses des médicaments qu’on m’avait prescrits - Hospitalisé à nouveau dans un hôpital psychiatrique.

Une succession mal préparée - un lot de déconvenues - un confrère difficile - une malheureuse session - accident de santé et période difficile à vivre.

Une grosse épreuve - Le climat qui s’améliore. Après de premières années difficiles j’en suis venu à me plaire dans cette école. La fatigue s’est accumulée, je demande à être déchargée de toute direction.

Comme je l’ai expliqué dans un article précédent c’était sans enthousiasme et même à contrecœur que j’avais accepté de prendre la direction du Pensionnat Ste-Marie de Chagny (le PSM comme on disait familièrement - un événement qui m’a beaucoup marqué

Meha smLe « Second Noviciat à St-Paul-3-Châteaux » - Pendant les "évènements de mai 1968 à Crozon - Il va falloir quitter Crozon pour prendre la direction du Pensionnat Ste-Marie de Chagny en Bourgogne … - Ce fut un peu malgré moi !

Grece logo Vacances dans l’île de Tinos - Promenades avec le F. Eusèbe et les enfants - Retour à Athènes et séjour à l’hôpital - Au temps de « l’énossis » !

Meha sm Le F. Provincial de Varennes, F. Hilaire Détraz, me désigna pour faire partie des 4 Frères chargés de reprendre l’école Ste-Jeanne d’Arc dans la presqu’île de Crozon dans le Finistère. J’ai conservé de bons souvenirs de cette époque.

Meha sm Professeur de littérature française et d’histoire en classe de Première - « Les heures de français que je donnais en classe de sixième restent pour moi un souvenir lumineux ». « Au printemps de 1963 je connus une période difficile… la charge qui pesait sur mes épaules était trop lourde … » « Non sans une certaine mauvaise conscience je résolus de demander mon changement »

Meha sm Parfois j’ai été poussé à prendre des responsabilités malgré moi. Les circonstances l’exigeaient. Etait-ce seulement le hasard qui me poussait là où je ne voulais pas aller ? - Mon travail d’enseignant me prenait beaucoup de temps et les études universitaires en pâtirent mais l’ambiance était excellente dans l’équipe des professeurs du scolasticat.

Meha Retour en France après les trois années passées en Grèce - Comment j’ai accueilli ma nomination comme professeur au Scolasticat de St-Genis-Laval - Les « grands exercices » à St-Quentin-Fallavier - Mon engagement définitif.

Gèce Sounion Une petite expérience à Chagny avant mon départ en Grèce - De l’utilité des langues étrangères : péripétie de voyage - Un accueil chaleureux - Découverte de ma nouvelle communauté.

Au noviciat Au scolasticat à Saint-Genis-Laval (Rhône) en 1953. La préparation du baccalauréat - les études religieuses et la formation pédagogique. Le retour en famille, les vacances à Pélussin.

Au noviciat Les fastes de la cérémonie de vêture. Un nouvel épisode de grande lumière : rechercher les « consolations de Dieu » ou le « Dieu des consolations » ? - Une vie en « vase clos » - F. Ubéral, notre maître des novices - les premiers vœux, dits « temporaires »

Meha Le Postulat, une année de maturation et de préparation au noviciat. Peu de temps consacré aux études proprement religieuses - J’y fis une classe de Seconde, médiocre. C’est là que je pris la décision téméraire de commencer le latin. Le compagnonnage avec les novices.

Juvénat de Langon Nous étions à l’automne 1945. Finalement mes parents consentirent à me laisser partir. Un monde nouveau m’attendait à Langon. Les « juvénistes » étaient accueillis dans une grande maison, de construction récente. (note biographique sur le F. André Vial)

Vocation appel Quand, plus tard, je me posais la question de la vocation, je voyais bien que cette période était capitale. Pourtant j’éprouvais une certaine déception. Ce n’était pas ainsi que j’imaginais l’appel de Dieu. Je me serais plutôt attendu à quelque événement ressemblant à ce que disait Claudel de sa subite conversion à Notre Dame de Paris.

Grotte de Bains C’est précisément en 1945 que je situe une sorte de transformation dans ma vie. Le garnement que j’étais connut une sorte de conversion. Je ne saurais indiquer un moment précis. Nous étions à la fin de la guerre de 1939-1945. J’avais environ 10 ans quand s’amorça ce changement.

Une année difficile - Je ne voyais pas très bien pourquoi j’avais été nommé dans cette nouvelle communauté - Il me fallut puiser beaucoup dans mes ressources spirituelles pour me faire à cette nouvelle vie.

Arrivé à St-Pourçain depuis près 20 ans je m’attendais à être muté. Je redoutais cette perspective me demandant où je serais envoyé - En visite à St-Priest pour reconnaître les lieux - Le recyclage à Rome.

Pourquoi avais-je « craqué » au point qu’il avait fallu m’hospitaliser deux fois, à Brest puis à Pau ? Personne n’avait pu me l’expliquer clairement. J’avais lu, ici ou là, qu’on ne guérissait jamais complètement de ce qu’on appelait la "dépression nerveuse". J’avais de quoi me faire du souci !

Nous étions en 1988. J’allais avoir 50 ans. Ma santé s’était à peu près rétablie. La crainte de la rechute ne m’habitait presque plus. Ma personnalité s’affermissait, je le sentais. C’est alors que je connus une expérience extraordinaire dont les retentissements se font encore sentir plus de 25 ans plus (...)

Guerre Mon enfance au Bléheu chez mon grand-père, ce que j’ai vu de la guerre de 39-45. Tout cela paraîtra bien lointain aux nouvelles générations, tout comme ce que me disait le grand-père de sa guerre de 14-18. Pourtant elle n’était terminée que de 20 ans à peine !

Meha Mes deux années de juvénat à Varennes-sur-Allier. Deux années très laborieuses - Une éducation stricte mais dans une bonne ambiance - Un bon professeur de maths et un excellent professeur d’anglais - Temps de prière, initiation à l’oraison - courtes vacances de famille mais charme des colonies de vacances (Le Mayet-de-Montagne, La Clayette, St-Pourçain-sur-Sioule)

Famille Tante Thérèse de Cancave nous parle du grand-père François Méhat, un homme pieux mais très sévère. Elle en fit parfois l’expérience. Un jour de fête, elle s’était trop attardée avec une amie à La Gacilly. Elle n’a jamais oublié ce qui l’attendait de retour à la maison.

Meha A 16 ans et demi ma résolution de devenir Frère n’avait pas changé. Mais ce départ pour Lyon représentait malgré tout un pas difficile à faire. Combien étions-nous ? Une douzaine, je pense. Pendant un an, nous allions vivre sans beaucoup de contacts avec l’extérieur, sous la conduite du F. Maître et de ses deux confrères.

Meha Je me trouve face à un choix : composer des textes en secret ou les publier en prenant le risque d’être mal compris ? S’il fallait confier ces écrits à un éditeur le choix serait plus difficile. Ce n’est pas ce que j’envisage. Je me propose simplement de confier mes pensées ou mes souvenirs à un site Internet.

Eugene Meha Souvenirs de la petite enfance : les prières en famille - Fait prisonnier en 1940, notre père échappa à la déportation en Allemagne. Quand il était dans un camp en France il entreprit d’écrire sur un cahier d’écolier ce qu’il vivait au jour le jour - Les prières ferventes de notre mère et des enfants pour demander le retour de leur père.

Famille Gree Bleheu Mon père Eugène Méha était l’un des fils de François MEHAT, un métayer qui eut 9 enfants de sa femme Mathurine Macé. Deux enfants sont morts en bas âge. Trois fils pour reprendre cette métairie c’était trop ! C’est ainsi qu’Eugène devint ouvrier. Puis il y eut la crise de 1929 dont les effets se firent bientôt sentir jusqu’à Bains-sur-Oust.

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